« L'auteur jouit, sa vie durant, du droit exclusif d'exploiter son œuvre sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent. »
Passé ce délai, une galerie d’Art peut mettre en vente des copies de tableaux de Maîtres tombés dans le domaine public. C’est ainsi que des artistes-peintres, spécialistes de la copie sur chevalet devant les œuvres des cimaises des Musées procuraient aux amateurs d’Art des reproductions de haute technicité.
On trouve maintenant sur Internet des sites spécialisés dans la diffusion de copies de Maîtres, la diffusion des grandes signatures est licite. Le rapport qualité prix est identique à la différence entre un fast food et un restaurant gastronomique.
Sur l’île de St Martin la Sloan Gallery est spécialisée dans la diffusion de copies de tableaux célèbres, pour environ 500 dollars avec encadrement. Son show room mobilier est agrémenté par la démocratisation de ces toiles décoratives. Une diffusion du plaisir esthétique à la portée de ceux qui ne peuvent acquérir des œuvres originales. De ce point de vue, d’éventuels grincheux élitistes développeront leurs critiques.
Par contre, la réputation de cette galerie est ternie par des méthodes délictueuses à l’encontre de certains peintres locaux victimes d’un co-pillage. Obtenir un bénéfice commercial illicite, par la vente de copies d’œuvres d’artistes contemporains vivants sur l’île, est scandaleuse et injustifiable du point de vue moral. Lire la suite …