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Le père Noël supplicié, selon Claude Levi Strauss
Dernière interview Vidéo
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Santa Claus, descendant officiel de Saint Nicolas, transporté dans les valises des immigrants et confisqué par les épiscopaliens de New York vers 1820 devient un héros américain, un gage de bonne citoyenneté.
Sa popularité ne cesse d'augmenter car il représent un symbole national de générosité et de réussite matérielle. Vers 1920, il se transforme en attraction de grand magasin et fournit un emploi saisonnier recherché par les chômeurs.
Dès la fin du XIXe siècle, des deux côtés de l'Atlantique, les grands magasins ont joué un rôle essentiel en orientant la vocation commerciale de Noël par l'ouverture d'un rayon spécialisé de cadeaux dont le volume et la variété allaient croître de façon exponentielle. Après la guerre, le plan Marshall livra aux Français une version généreuse et glamour de la fête de Noël et de son distributeur patenté.
Le succès surprenant remporté par ce Père Noël vendu aux marchands du temple ne plut pas aux autorités religieuses et en décembre 1951, son effigie de carton fut brûlée pour « hérésie » et responsabilité avérée dans la paganisation inquiétante de la fête. Le sacrifice eut lieu sur le parvis de la cathédrale de Dijon devant les enfants des patronages réunis pour assister à cette mise à mort. Le fait divers eut un retentissement national. Devant tant de consternation, la résurrection fut décidée dès le lendemain où on le vit arpenter les toits de l'hôtel de ville.
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Le motif du dévoiement de la tradition de Noël est en réalité ancien, il concerne la marchandisation progressive de la fête. Dénoncée depuis le XIX° siècle par les puritains anglais et américains qui parlent à son propos de nouvelles Bacchanales, cette dépense excessive et ostentatoire peut être d'un point de vue anthropologique comparée à un véritable potlatch tel que l'a décrit Marcel Mauss. Cette mise en scène privée du don et du contre-don – réalisée aujourd'hui à l'échelle planétaire – est pourtant reconduite chaque année avec autant d'ardeur.
Cette soumission provisoire mais cyclique à un certain « esprit de Noël » né au XIX° siècle et vite appropriée par le commerce est un des derniers avatars de la « tradition ». Autant dire que cette ombre portée assombrit parfois l'humeur des parents contemporains qui chargent alors l'enfant de légitimer leur participation au rituel collectif, lourd fardeau qui vaut bien un cadeau.
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Le rabbin Levy entre dans une banque et demande à rencontrer Dupont un agent de prêt. Il explique qu’il doit se rendre en Israël deux semaines pour affaires et a besoin d’emprunter 5.000 euros. L’agent dit que la banque aurait besoin d’une garantie pour le prêt, alors le rabbin lui tend les clefs d’une Jaguar neuve.La voiture est garée devant la banque, le rabbin a les papiers, les titres; tout est en règle.
La banque accepte de prendre la voiture en gage pour le prêt. Le directeur de la banque et ses agents se payent une bonne rigolade au sujet du rabbin qui leur a laissé une Jaguar de 80.000 euros en gage pour 5.000 euros de prêt. Un employé de la banque se charge alors d’aller garer la voiture dans le garage souterrain de la banque.
Deux semaines plus tard, le rabbin revient, rend les 5.000 euros et les intérêts qui se montent à 17,41 €
Dupont, l’agent de prêt dit :
- “Monsieur le rabbin, nous sommes très heureux d’avoir fait affaire avec vous, et cette transaction s’est fort bien passée, mais nous sommes un peu perplexes. Pendant votre absence, nous avons procédé à des vérifications à votre sujet et nous avons découvert que vous étiez multimillionnaire. Ce qui nous intrigue, c’est pourquoi vous vous êtes dérangé pour emprunter 5.000 dollars ?"
Le rabbin répond :
-“A quel autre endroit puis-je garer ma voiture deux semaines pour 17 euros et 41 cents et m’attendre à la retrouver à mon retour ?”

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