|
 |
|
|
Ingérence
humanitaire
|
|
Solidarité envers
tous les "clandestins"
Par
Evo Morales
|
HIER
Les
Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique
latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans
visa ni conditions imposées par les autorités.
Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent.
Nos pays du continent américain absorbèrent
alors la misère économique européenne
et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent
en exploiter les richesses et les transférer en Europe,
avec un coût très élevé pour les
peuples premiers de l’Amérique.
Comme par exemple notre Cerro
Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui
donnèrent sa masse monétaire au continent européen
entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les
biens, les droits des migrants européens furent toujours
respectés. |

AUJOURD'HUI
L’Union
européenne est la principale destination des migrants
du monde, conséquence de son image positive d’espace
de prospérité et de libertés publiques.
L’immense majorité des migrants y viennent pour
contribuer à cette prospérité, non pour
en profiter. Ils occupent les emplois dans la construction,
les services aux personnes et dans les hôpitaux, que
ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens.
Ils contribuent au dynamisme démographique du continent
européen, à maintenir la relation entre actifs
et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes
de solidarité sociale et dynamisent le marché
interne et la cohésion sociale.
Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques
et financiers de l’Union Européenne. |
|
L'AIDE INSUFFISANTE
DU DÉVELOPPEMENT DES PAYS DU SUD
Nos émigrants représentent
l’aide au développement que les Européens ne
nous donnent pas.
Peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum
de 0,7 % du PIB d’aide au développement.
L’Amérique latine a reçu en 2006, 68 milliards
de dollars (43,7 milliards d’euros) de transferts financiers
de ses émigrés, soit plus que le total des investissements
étrangers dans nos pays.
Au niveau mondial, leurs transferts atteignent 300 milliards
$ (193 milliards €)
qui dépassent les 104 milliards $ (67 milliards d’euros) octroyés au nom de l’aide
au développement.
Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB
en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars, 0,7
milliard d’euros), soit un tiers de nos exportations annuelles
de gaz naturel.
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques
pour les Européens et, de manière marginale, aussi
pour nous du tiers-monde, vu que nous perdons des millions de personnes
de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une
manière ou d’une autre, nos Etats, bien que pauvres,
ont investi des ressources humaines et financières.
Il
est regrettable que le projet de «directive retour»
complique terriblement cette réalité. Si nous
concevons que chaque Etat ou groupe d’Etats puisse définir
ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous
ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes
soient déniés à nos compatriotes et à
nos frères latino-américains.
La directive retour
prévoit la possibilité d’un enfermement
des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant
leur expulsion - ou «éloignement» selon
le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni
justice !
VIOLATION
DES DROITS DE L'HOMME
Tel qu’il est le projet de directive
viole clairement la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme de 1948.
Et en particulier l’art. 13 qui énonce :
«1. Toute personne a le droit de circuler
librement et de choisir sa résidence à l’intérieur
d’un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris
le sien, et de revenir dans son pays.»
Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner
des mères de familles et des mineurs, sans prendre
en compte leur situation familiale ou scolaire, dans des centres
de rétention où nous savons que surviennent
des dépressions, des grèves de la faim, des
suicides.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient
concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères
latino-américains sans papier, dont l’immense
majorité travaille et s’intègre depuis
des années ? |


|


liberté
de circulation ... des flux financiers

liberté
de circulation des marchandises |
De quel côté
est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire
?
Où est la «liberté de circuler»,
la protection contre les emprisonnements arbitraires ?
Parallèlement, l’Union européenne tente
de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie,
Colombie, Equateur, Pérou) de signer un «Accord
d’association» qui inclue en son troisième
pilier un traité de libre-échange, de même
nature et contenu que ceux qu’imposent les Etats-Unis.
Nous subissons une intense pression de la Commission européenne
pour accepter des conditions de profonde libéralisation
pour le commerce, les services financiers, la propriété
intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de
la «protection juridique», on nous reproche notre
processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des
télécommunications réalisés le
jour des Travailleurs.
Je demande, dans ce cas : où est la «sécurité
juridique» pour nos femmes, adolescents, enfants et
travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe
?
Promouvoir d’un côté la liberté
de circulation des marchandises et des flux financiers, alors
qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement
pour nos frères qui ont essayé de circuler librement…
Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits
démocratiques.
|
Dans ces conditions, si cette directive
retour devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité
éthique d’approfondir les négociations avec
l’Union européenne et nous nous réservons le
droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes
obligations de visas qui nous ont été imposées
le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité.
Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant,
attendant justement des signaux positifs de l’UE.
Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent
d’importantes difficultés globales : le réchauffement,
la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources
énergétiques et de la biodiversité
alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays,
fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils
soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes
globaux, n’est en rien une solution.
Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe
ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle
de développement imposé par le Nord, qui détruit
la planète et démembre les sociétés
des hommes
Au nom du peuple de Bolivie,
de tous mes frères du continent
et des régions du monde comme
le Maghreb et les pays de l’Afrique.
Je
fais appel à la conscience des dirigeants et députés
européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe,
pour que ne soit pas approuvé le texte de la «directive
retour». Telle que nous la connaissons aujourd’hui,
c’est une directive de la honte.
J’appelle aussi l’Union européenne à
élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire
respectueuse des droits de l’homme, qui permette le
maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents,
qui répare une fois pour toutes l’énorme
dette historique, économique et écologique que
les pays d’Europe ont envers une grande partie du tiers-monde,
et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes
de l’Amérique latine.
Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos «politiques
d’intégration» comme vous avez échoué
avec votre supposée "mission civilisatrice"
du temps des colonies.
Recevez tous, autorités, eurodéputés,
camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier
notre solidarité envers tous les «clandestins». |


|
|
|
|
|
| Occupation perpétuée
en Irak |
|
Par Patrick
Cockburn
|
L'Amérique
a actuellement 151.000 soldats en Irak et, même avec
les retraits prévus le mois prochain, le nombre de
soldats resterait à plus de 142.000 - soit 10.000 de
plus que lorsque la montée en puissance militaire a
commencé en janvier 2007.
Selon les termes de ce nouveau traité, les Américains
maintiendraient en fonctionnement plus de 50 bases en Irak |

Les négociateurs américains
exigent l'immunité vis-à-vis de la loi irakienne pour
les soldats
et les contractants étasuniens et carte blanche pour effectuer
des arrestations
et mener des activités militaires en Irak sans consulter
le gouvernement de Bagdad.
La nature précise des exigences
américaines a été gardée secrète
jusqu'à maintenant.
PACTE
D'OCCUPATION PERMANENTE
"C'est une terrible violation de notre souveraineté",
a déclaré un politicien irakien, ajoutant que
si cet accord de sécurité était signé,
il délégitimerait le gouvernement à Bagdad
qui serait considéré comme un pion américain.
Les Etats-Unis ont régulièrement
nié vouloir des bases permanentes en Irak, mais une
source irakienne a dit : "Ce n'est qu'un subterfuge
politique". Washington veut aussi le contrôle
de l'espace aérien irakien jusqu'à 29.000 pieds
(8.832 mètres) [ l'altitude de croisière est
à 30.000 pieds] et le droit de poursuivre sa "guerre
contre la terreur" , attribuant aux Américains
l'autorité d'arrêter tous ceux qu'ils désirent
et de lancer des campagnes militaires sans consultation préalable.
M. Bush est déterminé
à forcer le gouvernement irakien à signer telle
quelle ce qu'il appelle une "alliance stratégique",
d'ici la fin du mois prochain. Mais celle-ci est déjà
condamnée par les Iraniens et beaucoup d'Arabes, comme
une tentative américaine continue de dominer la région.
Ali
Akbar Hashemi Rafsandjani, le puissant dirigeant
iranien habituellement modéré, a déclaré
hier qu'un tel accord créerait "une occupation
permanente". Il a ajouté : "l'essence
de cet accord est de transformer les Irakiens en esclaves
des Américains".
On pense que le Premier-ministre
de l'Irak, Nouri al-Maliki, est personnellement opposé
aux termes de ce nouveau pacte, mais il a le sentiment que
son gouvernement de coalition ne peut rester au pouvoir sans
le soutien des Etats-Unis.
Cet accord risque aussi d'exacerber
la guerre par procuration qui est menée entre l'Iran
et les Etats-Unis pour déterminer celui qui a le plus
d'influence en Irak.
Bien que les ministres irakiens
aient dit qu'ils rejetteraient tout accord limitant la souveraineté
de l'Irak, les observateurs politiques à Bagdad soupçonnent
qu'ils finiront par le signer et qu'ils veulent simplement
établir leur crédibilité en tant que
défenseurs de l'indépendance de l'Irak en montrant
maintenant leur refus.
Le seul Irakien qui dispose de l'autorité pour arrêter
cet accord est le dirigeant spirituel de la majorité
chiite, le
Grand Ayatollah Ali al-Sistani. En 2003, il a
forcé les Etats-Unis à accepter un référendum
sur la nouvelle constitution irakienne et des élections
législatives en 2005.
Les Etats-Unis sont catégoriquement
opposés à ce que ce nouvel accord de sécurité
soit soumis à référendum en Irak, suspectant
que celui-ci serait rejeté. L'ecclésiastique
chiite influent Muqtada al-Sadr a appelé ses fidèles
à manifester tous les vendredis contre cet accord imminent
au motif qu'il compromettrait l'indépendance de l'Irak.
Le gouvernement irakien veut
retarder la signature de cet accord mais le bureau du Vice-Président
Dick Cheney a essayé de faire passer en force.
L'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker,
a passé des semaines à essayer d'obtenir que
cet accord soit passé.
|
|
|
|
Il y a peu de chance que
la signature d'un accord de sécurité, qui fournirait
en parallèle une base légale pour maintenir des soldats
américains en Irak, soit accepté par la plupart des
Irakiens.
Mais les Kurdes, qui constituent un cinquième de la population,
seront probablement favorables à une présence américaine
permanente, de même que les dirigeants politiques sunnites
qui veulent que les forces étasuniennes diluent le pouvoir
des Chiites.
La communauté sunnite, qui a largement soutenu la guerre
de guérilla contre l'occupation américaine sera probablement
divisée.
Source Traduction: Questions
Critiques Photos Getty Images
|
|
|
|
| Entre intox et contre vérité |
|
Actualités sur
la Guerre impériale

OPERA & JABIRU
|
OPERA : Avec des salaires mensuels pouvant aller de 9 000 $US
à 18 000$ US le mercenaire étranger travaillant
en Irak ou en Afghanistan a 20 fois moins de chance de se
faire exploser par un kamikaze qu’un policier afghan
qui touche, quand il le reçoit, juste de quoi acheter
du pain pour nourrir sa famille.
Les centaines de millions de dollars injectés chaque
année dans l’économie afghane servent
à engraisser des fonctionnaires corrompus, à
protéger des puits de pétrole, à enrichir
des multinationales qui ont décroché des gros
contrats gouvernementaux, et à armer des trafiquants
de drogue et des chefs de tribu guerriers , à détruire
les 650 000 tonnes qui restent d’armement que les
occidentaux ont gentiment vendu à leur ami et allié
Sadam Hussein.
Nous sommes bien loin du discours d’avant guerre de Collin
Powell qui prêchait la lutte du bien contre le
mal, le démantèlement de réseaux terroristes
prêts à utiliser des armes chimiques et biologiques
voire des missiles à tête nucléaire.
L’enfant irakien a deux choix : au coin de sa rue
il peut se faire catapulter par une voiture piégée
ou démembrer par un missile à tête chercheuse
américain.
Selon toi, l’opinion publique
occidentale est elle seule responsable dans cette escalade
de l’horreur ?
|

JABIRU : Le 11
septembre 2001, l’écroulement contrôlé
de trois tours du World Trade Center et l’attaque contre le
Pentagone ont été mis par les dirigeants américains
sur le compte des Talibans. « Nous avons ouvert un nouveau
front dans notre guerre contre le terrorisme » déclarait
Bush junior annonçant le 7 Octobre 2001, le début
de l’opération « Liberté immuable »
en Afghanistan.
Elle a servi à justifier
l’occupation d’un pays stratégiquement important
pour l’acheminement des ressources pétrolières
de la mer Caspienne. Amid Karzaï, ancien conseiller du groupe
pétrolier américain Unocal, fut installé président
par le biais de négociations financières et de fausses
élections « démocratiques ».
Les
souterrains afghans de Tora Bora, décrits dans les
journaux comme des installations dignes d’un James Bond,
n’étaient finalement que de simples grottes vides.
Intox et propagande, mais tout cela est resté dans
l’imaginaire collectif comme suffisant pour justifier
une invasion et des bombardements souvent meurtriers pour
une population sous le feu de la guerre depuis des décennies.
« On ne combat pas le terrorisme par le terrorisme»
a déclaré le Président Hugo Chavez lorsque
les avions de guerre US écrasèrent sous leurs
bombes des milliers de civils afghans, après les attentats
du 11 septembre. Il exprimait l’opinion des gens qui
ont compris que la « guerre contre le terrorisme »
était en réalité une croisade impériale
pour la domination: le "Djihad" dément de
Bush contre la "terreur mondiale" . |
|
En Octobre 2002
la chambre des représentants des Etats-Unis autorisait le
recours à la force contre l’Irak y compris sans l’aval
du conseil de sécurité des Nations Unies. Février
2003 l’opinion publique occidentale manifeste contre la menace
de guerre. Des millions de personnes défilent dans plus de
600 villes du monde.
Mars 2003, invasion militaire en Irak avec une force de 130 000
américains et 22 000 britanniques. Bush prononce l’achèvement
de la guerre (sic) le 1er Mai 2003. A cette date le baril de pétrole
est à 25 dollars ; aujourd'hui il atteint 125 US dollars
! En soufflant sur le feu, la CIA a dispersé les braises
et attisé la flambée du coût du pétrole.
De fait une guerre multiforme se poursuit. Elle combine résistance
à l’occupant et guerre civile entre les composantes
sunnites, chiites et kurdes. Il serait dénombré 150
000 morts civils irakiens , deux millions de réfugiés
en exode principalement en Syrie et Jordanie plus trois millions
de déplacés dans le pays qui compte 26 millions d’habitants.
Exode, chaos et catastrophe humanitaire. Du côté de
la coalition occidentale: 4.360 morts, 36 000 blessés plus les
syndromes post-traumatiques engendrés par le stress de
la guerre.

Une Guerre
à 3.000 Milliards de $
|
L’équipe
Bush a non seulement abusé l’opinion sur les
coûts éventuels de la guerre, mais elle a également
cherché à les occulter durant le déroulement
de celle-ci.
Cela n’est guère surprenant. Après tout,
l’administration Bush a menti sur le reste, depuis les
armes de destruction massive de Saddam Hussein jusqu’à
son lien supposé avec Al-Qaida. De fait, c’est
uniquement après l’invasion que l’Irak
est devenu un terrain de prédilection pour les terroristes.
L’administration
Bush affirmait que la guerre coûterait 50 milliards
de dollars. En fait, les États-Unis consacrent désormais
cette somme à la guerre d’Irak tous les trois
mois.
Le Prix Nobel d’économie Joseph
Stiglitz, estime que la guerre en Irak va coûter,
au minimum aux Etats-uniens, 3 000 milliards de dollars.
Il affirme : " Le coût des opérations
militaires américaines - sans prendre en compte les
dépenses à long terme comme les soins aux vétérans
- dépasse déjà le coût de la guerre
du Viêt Nam, longue de 12 ans.Tandis que 15 millions
d'américains n'ont pas d'Assurance sociale pour leur
santé ! |
La guerre est
mauvaise pour l'économie. D'abord, parce que l'argent investi
dans ce conflit n'est pas utilisé pour soutenir l'activité
des Etats-Unis. Ensuite, ces dépenses ont fait grimper le
prix du pétrole. Il n'y a pas de hasard. Avant l'intervention
américaine en 2003, les projections tablaient sur un baril
à 25 dollars pendant une décennie. Mais la guerre
a remis en cause tous ces calculs, y compris ceux des pays producteurs.
Pour soutenir l'économie face au coût de la guerre,
la Banque centrale américaine a inondé les marchés
d'argent frais et s'est montrée laxiste vis-à-vis
des établissements financiers. A court terme, cela a fonctionné.
Mais cela a encouragé les banques à distribuer des
crédits immobiliers, les subprimes, à des ménages
fragiles aujourd'hui incapables de rembourser. George Bush a dit: Cela n'est pas lié à la guerre, c'est de l'immobilier.
Une phrase idiote!
De nombreux banquiers redoutent que
les autorités américaines ne leur imposent davantage
de règles. Ils tentent donc de faire croire à des
scénarios optimistes. Et les Banques centrales essayent de
se montrer sereines pour éviter de déprimer davantage
les gens. Mais les meilleures estimations suggèrent que les
prix de l'immobilier devraient encore reculer de 30 à 50%.
Je reste très pessimiste" dit
le prix Nobel d'économie.

OPERA : La peur cultivée
chez nos citoyens et l’angoisse cathodique, voilà deux
armes de destruction massive indolores et inodores. L’autre,
l’inconnu est un barbare. Notre inconscient collectif en est
définitivement hanté. C’est une vérité
presqu’absolue. Au prix du sacrifice de milliers d’enfants
innocents et de personnes qui n’ont strictement rien demandé,
ceux qui ont commis les attentats du 11 Septembre 2001, devaient
payer.
Nous vivons dans une époque de justification d’attaques
et de guerres. D’un côté les grandes organisations
terroristes prennent de jeunes arabes, pauvres de préférence
et sans aucun avenir, à qui elles bourrent le crâne
de propagandes anti-occident, contre les infidèles mangeurs
de cochons que nous sommes. De l’autre côté,
en Occident, la haine contre l’islam et la peur du terrorisme
sont vivement encouragées.
Sans tomber dans le piège de la théorie du complot
( au sommet du baobab nous sommes bien trop sérieux pour
cela), c’est à se demander si Al Qaeda n’est
pas une justification pour l’Occident et vice versa. Ben Laden
était bien notre ami pour repousser le fléau rouge
d’Afghanistan. Des combattants islamistes reviennent en Europe
ou dans leur pays d’origine désabusés car la
guerre en Irak n’est pas si sainte. Al Qaeda ne cherche qu’à
étendre son influence pour voir un jour tomber toute l’aristocratie
saoudienne jugée beaucoup trop corrompue et à la solde
des américains.
L’Histoire contemporaine est-elle
impartiale ou est-elle plus obscure que l’Inquisition, avons-nous
la possibilité de comprendre le monde extérieur, et
que voit l’œil du Jabiru ?
|
JABIRU :
La guerre américaine au Vietnam s’est achevée
par la défaite de l'Oncle Sam en 1975.
Il n'y a pas d'obscurité pour qui se souvient que
De Gaulle déclarait le 1er Septembre 1966 à
Phnom Penh : «S'il est invraisemblable que l'appareil
guerrier américain vienne à être anéanti
sur place, il n'y a, d'autre part, aucune chance pour que
les peuples de l'Asie se soumettent à la loi de l'étranger
venu de l'autre rive du Pacifique, quelles que puissent
être ses intentions et si puissantes que soient ses
armes ».
Remplaçons « Asie » par « Moyen Orient » et souhaitons que l’opinion
publique américaine prenne conscience de l’échec
de l’escalade impériale militaire des dirigeants
de son pays.
Les deux prétendants démocrates à la
Maison Blanche, Barack Obama et Hillary Clinton, ont promis
de retirer les soldats américains d'Irak à
partir de 2009. Le républicain McCain envisage "une
présence militaire" américaine en Irak
au début de 2013", fin de son éventuel
premier mandat à la Maison Blanche , mais "plus
petite" qu'actuellement et les soldats américains "ne seront pas directement engagés dans
des opérations de combat". A ce jour, 158
000 soldats américains sont en Mésopotamie.
Comme dit Robert
Fisk (un des rares journalistes à faire autorité
sur le Proche Orient) au sujet de l’Irak inondé
de sang : « La seule leçon que nous ayons
jamais apprise est que nous n'apprenons jamais "

|
| |
|
OPERA : Le Pakistan a sa Benazir Buto, l’Inde a son Ghandi,
l’Afrique du sud a son Mandela, les Etats-Unis ont leur
Martin Luther King. Chaque grand combat mérite son
héros.
En revanche la Martinique peut se targuer d’avoir son Aimé
Césaire qui a su donner sa dignité poétique
au nègre qui en échange, ingrat comme il est,
répond qu’il n’en a strictement rien à
foutre puisqu’il subit à lui tout seul toutes
les pires calamités possibles et imaginables ( pauvreté
, illettrisme, racisme, sida, famine, génocide,….)
dans l’indifférence générale. Pour
le bamboula moyen c’est plutôt «fuite du
pays natal ».
Dominique Strauss-Khan a laissé couler quelques larmes
de crocodile, et a fait un véritable cours d’économie
à propos des émeutes de la faim qui se sont
déroulées en Haïti et en Afrique, mais
a omis de préciser que le FMI qu’il préside
s’est toujours battu contre les subventions qui devaient
être accordées à l’agriculture africaine.
Les prêts accordés par la Banque Mondiale aux
dirigeants africains servent à acheter des mines anti-personnels,
de l’armement US, de l’AK47 en contrebande, des
machettes….. , c’est bien plus rentable, retour
garanti sur investissement.
La misère
du monde balancée à l’état brut,
sans réflexion, ne nous rend elle pas heureux ?
JABIRU : Tu as raison, ta lucidité et ton humour ironique
constituent hélas le constat de l’impuissance
des citoyens lucides qui aspirent à vivre sans violence
sur notre Terre-Patrie dans un monde harmonieux de fraternité
et de paix.
Une utopie dont la sophistication des forces militaro-industrielles
nous éloignent chaque jour d’avantage depuis
l'utilisation criminelle des premières bombes atomiques
sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 (110 000 victimes civiles
instantanées).
Nous parlons des atrocités et des manipulations commises
par les néo-conservateurs
des Etats unis, sans confondre le peuple américain
et l'administration américaine. L’un est naif
et/ou mal informé, l’ autre est un vrai poison
pour l’humanité.
Il faut toujours faire la différence entre les peuples
et leurs gouvernants. Les Américains en tant que peuple
ne sont pas pire que les Français ( ni meilleurs ),
il sont comme nous, dans une démocratie “piratée”
par des intérêts financiers mondiaux…
Une région déstabilisée et un crédit
réduit presque à néant : le bilan des
deux mandats de George W. Bush pour le Proche et le Moyen-Orient,
se résume par l'héritage d'un fiasco magistral.
|
|
|
|
|
|
Crise alimentaire et biocarburant$ |
|
Jean
Ziegler plaide
pour un moratoire
sur les biocarburants

La
ruée sur les biocarburants
fait monter le prix des aliments

Réfugiés
de la faim
|
Le Sociologue
suisse Jean
Ziegler a proposé, le 28 avril 2oo8, un moratoire
de cinq ans sur les biocarburants. Il faut, selon lui, briser
la spéculation afin de maîtriser l’envolée
des prix des produits alimentaires. Rapporteur spécial
des Nations Unies sur le droit à l’alimentation,
Jean Ziegler précise que dans l’espace d’un
an, le prix du blé a augmenté de 130%, le prix
du riz de 74%, le prix du soja de 87%, et celui du maïs
de 53%.
La transformation
massive d’aliments en biocarburants est la principale
cause de cette crise alimentaire qui frappe notamment les
pays en développement, estime Ziegler. « Sur
2 milliards de tonnes de céréales produites,
500 millions sont contrôlées totalement par Cargill ».
« 2,2 milliards
de personnes, soit le tiers de l’humanité, vivent
dans l’extrême pauvreté ou en-dessous du
minimum vital, et ne peuvent pas payer ces prix sur le long
terme ». Le Sociologue suisse assimile à
du « terrorisme » l’application dans les
pays pauvres, par les institutions financières internationales,
du Programme d’ajustement structurel.
Il a vertement critiqué
le Fond monétaire international , qui a imposé
la « plantation » de produits destinés
à l’exportation, précipitant ainsi le
déclin de l’agriculture de subsistance.
« La création de plantations pour la production
de biocarburants est susceptible de créer de nouveaux
emplois dans les zones rurales, essentiellement pour les travailleurs
agricoles peu qualifiés, de plus en plus employés
à titre saisonnier ou journalier », a souligné
récemment l’Organisation des Nations unies pour
l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Ils
n'ont qu'à manger de l'éthanol
La Fao a toutefois insisté
sur la nécessité d’approfondir les recherches
et les données sur les effets socio-économiques
de la production de biocarburants liquides sur les hommes
et les femmes. Par ailleurs, Jean Ziegler souhaite, dans le
cadre de la lutte contre les émissions de gaz à
effet de serre, l’application des mesures antipollution
plus draconiennes à l’encontre des fabricants
de voiture.
|
|
|
|
|
| Le baril de pétrole
à 150 $ ? |
|
|
La flambée des prix du pétrole va
se poursuivre: le baril de brut pourrait valoir
entre 120 et 150 dollars d'ici l'automne, avancent
désormais les analystes, contraints de relever
précipitamment leurs prévisions du
début d'année.
"En début d'année,
nous avions estimé que le prix du pétrole
allait retomber en 2008 et avancions les 80 dollars
comme prix moyen", explique Antoine Halff,
stratège chez le courtier Newedge Group. Mais "face à l'évolution de l'environnement
des marchés pétroliers, nous sommes
en train de revoir nettement à la hausse ce
prix", ajoute-t-il.
Comme Antoine Halff, nombre d'analystes
ont revu leur copie et tablent sur un prix compris
entre 120 et 150 dollars le baril pour l'automne.Après
avoir dépassé successivement les 100,
110 et 115 dollars, le baril de pétrole s'échange
à plus de 119 dollars, soit une progression
de 86% par rapport à son niveau il y a un an. "A ce stade de la hausse des prix, le pétrole
sera à 150 dollars à l'automne",
prédit Douglas McIntyre, stratège chez
24/7 Wall Street.com.
Pour John Kilduff (MF Global), "les
120 dollars ne sont plus qu'une borne quelconque dans
la marche inexorable du pétrole vers de nouveaux
sommets". |
La croissance de la demande énergétique dans
les pays émergents, dont les économies sont
en plein essor, et au sein même des pays producteurs,
ainsi que la baisse de la production dans les pays n'appartenant
pas à l'Opep (Organisation des pays exportateurs
de pétrole)ont fini par avoir raison de la prudence
des analystes.
Selon l'Agence internationale de l'énergie
(AIE), la consommation mondiale d'hydrocarbures devrait
augmenter de 2% en 2008. La Chine, deuxième
consommateur mondial après les Etats-Unis,
ainsi que l'Inde et le Moyen-Orient vont par exemple
consommer bientôt plus de pétrole que
les Etats-Unis, ce qui serait une première,
selon l'AIE.
Cette hausse de la consommation des pays émergents,
évaluée à 4,4%, compenserait
ainsi la baisse de 2% de la demande énergétique
annoncée aux Etats-Unis en raison du ralentissement
économique. Historiquement, les récessions
aux Etats-Unis ont conduit à une baisse des
prix. Le prix du pétrole a chuté de
26% à 19,84 dollars le baril à New York
en 2001, après l'éclatement de la "bulle"
des valeurs internet.
Mais "la récession économique
est un élément secondaire pour les marchés
pétroliers, car l'offre ne monte pas, alors
que la demande reste robuste", relève
Jeff Rubin, chef économiste chez CIBC World
Markets, le premier à avoir prédit le
baril d'or noir au-dessus des 100 dollars en 2008.
|
|
 |
Tout en maintenant inchangée sa prévision
de demande, l'Opep refuse de pomper plus et les projections
de production des pays n'appartenant pas au cartel,
dont le Mexique et la Russie, ont par exemple été
largement révisées à la baisse."Quand
la demande énergétique reste robuste,
la réponse de l'offre (...) est décevante",
souligne Phil Flynn (Alaron Trading). "A
la fin, le pétrole n'a plus d'autre choix que
de monter", estime M. Flynn, estimant que
le pétrole pourrait ainsi se renchérir
de 20 dollars cet été, période
des grands déplacements en voiture ("driving
season") aux Etats-Unis.
Pour Douglas McIntyre, "les Américains
ne peuvent pas aller travailler à pied, ou
aller à l'école à pied ou faire
des courses à pied".
|
Devenu un placement alternatif très
recherché par les investisseurs, le pétrole
voit également son ascension soutenue par la ruée
des fonds spéculatifs vers les marchés des matières
premières, en raison du plongeon du dollar.Tombée
à 1,60 dollar pour un euro, la monnaie américaine
rend moins chères les matières premières
libellées en dollar, qui deviennent de ce fait un placement
à l'épreuve de l'inflation. Plus de 4 milliards
de dollars ont été investis dans les matières
premières au premier trimestre 2008, soit trois fois
plus que par rapport au dernier trimestre 2007, selon l'agence
de notation financière Standard and Poor's. (source
AFP) |
|
|
|
|
|
L’or
noir dans un monde
de brut

Sur
le contrôle du pétrole irakien
|
Happy new
year 2oo8. Le baril de pétrole qui était à
40 $ au 1er janvier 2oo0, vient de dépasser le seuil
des 100 dollars huit ans plus tard. Lors de la crise pétrolière
de 1973 il avait grimpé à 10 $ le baril.
Normal : les réserves
d’or noir s’épuisent. Ce qui est rare est
cher et la valeur du dollar chute face à l’euro.
C’est normal : les réserves d’or noir s’épuisent.
Ce qui est rare est cher.
Lors de la crise de 1929, l’endettement
des Etats Unis atteignait 130 % du produit national. Aujourd’hui
il atteint plus de 230 % soit 39 000 milliards de dollars.
Cette dette ne sera jamais remboursée. Pour éviter
la faillite, le système financier doit emprunter 2
milliards de dollars par jour ! Le prix Nobel d’économie
Joseph Stiglitz dit que le capitalisme perd la tête
et l’ancien premier ministre Michel Rocard s’interroge crise
mondiale pour demain ?
Le pétrole, du latin
petra pierre et oleum huile est une roche liquide carbonée,
une huile minérale de couleur noir. Cette énergie
fossile est l’un des piliers de la civilisation contemporaine.
Seule une infime partie de la matière organique formée
au cours des ères géologiques s’est transformée
en énergie fossile. Ces précieuses ressources
sont réparties de manière très disparate
dans le monde, il n’y en pas assez sous le sol de l’Amérique
du Nord, ce qui provoque une guerre impériale pour
son contrôle, ce pays étant le mieux armé.
Parmi les faits géo-stratégiques
importants survenus en 2oo7 , concernant le contrôle
du gaz, tandis que les Usa financent leur guerre en Irak. La
Russie et l’Iran resserrent le nœud coulant énergétique
|
Notre village planétaire
consomme 30 milliards de barils par an. Un baril de pétrole
équivaut à 159 litres et nous consommons chaque jour
85 millions de barils, soit 13 milliards de litres par an. Soit
l’équivalent d’un gisement géant. S’il
existe une véritable folie des hommes, elle tient à
leur aveuglement. Pour ne rien arranger, les chiffres concernant
l’ampleur réelle des réserves sont délibérément
falsifiés.
Les enfants du pétrole
ont tendance à oublier combien cette période est brève.
Il y a moins de cinquante ans, les trois quarts de l’énergie
du monde provenaient du charbon et 16 % seulement du pétrole.En
1950, le charbon en fournissait encore 60 %. C’est dans les
deux décennies qui ont suivi que le pétrole a pris
son élan pour dépasser le charbon en 1967, à
5 dollars le baril.
Les chiffres concernant l’ampleur des
réserves pétrolières mondiales sont faux. Tous
les producteurs exagèrent le niveau de leurs réserves,
accroissant ainsi leur influence et leur poids financiers. Les compagnies
pétrolières, en faisant de même, envoient un
message rassurant à leurs investisseurs quant à leur
profitabilité. Les gouvernements des Etats consommateurs,
en fermant les yeux, évitent l’impopularité.
De plus, le prix payé par les consommateurs constitue un
transfert de richesses pour les Etats, à travers les taxes.
En France, leur montant sur le pétrole, si on ajoute la TVA,
dépasse 75 % du prix à la pompe.

Dans son excellente enquête sur “La
face cachée du pétrole” ( Ed. Plon) le grand
reporter Eric
Laurent révèle :
En examinant attentivement
les chiffres publiés officiellement sur les réserves
prouvées, j’ai fait une première découverte
: les réserves totales des pays de l’OPEP ont connu
une croissance vertigineuse de plus de 65 %, passant de 467,3 milliards
de barils en 1982 à 771,9 milliards en 1991. Sans qu’aucune
découverte d’importance ne justifie cette hausse de
plus de 300 milliards de barils.
Cette augmentation coïncide
avec un nouveau système de quotas mis en application en 1986
par l’OPEP. Grâce à lui, les réserves
prouvées de l’Arabie Saoudite passent de 169 à
260 milliards de barils, tandis que celles du Koweït augmentent
de près de 50 %. Pour l’émirat d’Abu Dhabi,
les 30 milliards de barils déclarés en 1985 se transforment
en 92 milliards en 1988. Quant à l’Irak, les 49 milliards
de barils de 1985 deviennent 100 milliards en 1988. Par un simple
jeu d’écriture, un artifice comptable sans rapport
avec la réalité, les pays de l’OPEP trouvent
ainsi le moyen d’augmenter leurs revenus en exportant plus.
Selon le géologue Colin
Campbell qui a travaillé pour Texaco, BP et Aramco, 46 %
des ressources actuelles déclarées par les principaux
pays de l’OPEP sont “douteuses” sinon “fausses”.
Et face à cette réalité, les gouvernements
sont, selon lui, pathétiquement mal informés et mal
préparés. Eric Laurent, écrivain et grand reporter.
La falsification des données
officielles sur les réserves de pétrole encore disponibles
est générale et systématique. Coup de baguette
magique sur les réserves , car si les chiffres réels
étaient connus, ce serait la panique sur les marchés
financiers.

La montée du prix du baril
au seuil symbolique de 100$ découle d’un effet ciseau:
Tarissement des réserves disponibles qui coïncide avec
un accroissement sans précédent de la consommation,
notamment en provenance de la Chine et de l’Inde. Chaque jour,
pour un baril de découvert, six barils sont consommés.
La civilisation du pétrole
s’achève dans vingt cinq ans, avec un double épuisement
. Gaïa respire, comme nous l’enseigne James
Lovelock . La combustion de l’or noir dégage
le dioxyde de carbonne qui troue la couche d’ozone à
30 km dans le ciel du Bon Dieu, qui l’a mis là pour
nous protéger de la puissance solaire. Le trou est dans l’axe
de rotation du globe, au dessus des pôles, la banquise fond
sous l’oeil photographique des satellites géo-stationnaires.
|
|
|
|
| |
TERRE PATRIE
|
Notre Village planétaire
seule masse sphérique habitée dans le système
solaire
globe tourne en journée de 24 heures
boucle annuellement l'orbite solaire en 365,25 jour
à la vitesse de108 000 km/h.
Sur cette Arche de Noé, la création initiale a
évolué
au fil des millions d'années.
Rien de neuf sous le soleil
sinon un trou au milieu de la couche d'ozone
qui pertube notre niche écologique.
Nous n'héritons pas de planète, nous l'empruntons
à nos enfants
|

Si on pouvait réduire
la population de la Terre à un village d’exactement
100 personnes
en conservant tous
les ratios humains, le village planétaire se compose
ainsi
60 Asiatiques (dont 20 Chinois
et 17 Indiens),
14 Américains (Nord et Sud)
13 Africains~12 Européens ~ un demi-Océanien
52 femmes et 48 hommes
70 non-blancs et 30 blancs
70 non chrétiens et 30 chrétiens
48 vivent dans le village,
52 sont éparpillés dans la campagne
6 personnes possèdent
59 % de la richesse mondiale, les 6 sont aux USA
50 habitants du village vivent avec 2 dollars par jour et 25
vivent avec 1$ / jour
15 produisent plus de la moitié
des rejets de CO2 du village
25 consomment trois quarts de l’énergie totale
les 75 autres consomment eux,
le dernier quart de l’énergie
17 n’ont ni services médicaux, ni abri adéquat,
ni eau potable
50 souffrent de malnutrition
70 sont analphabètes
80 personnes vivent dans un logement de mauvaise qualité
20 contrôlent 86 % du
PNB et 74 % des lignes téléphoniques
11 hab utilisent une voiture et sans doute 20 d’ici 20
ans
9 ont accès à l’internet
1 seulement à le niveau
d’étude universitaire
Ce village comptera 133
habitants en 2025.
(Source Phillip Harter- Université de Stanford)
|
|
|
|
|
|
|
|