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Ingérence humanitaire
[ (18 juin, 2008 )]

Solidarité envers tous les "clandestins"
Par Evo Morales

HIER
          Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent.
Nos pays du continent américain absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique.
Comme par exemple notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Hortefeux de Pellepoix

AUJOURD'HUI
                         L’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques.
L’immense majorité des migrants y viennent pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens.
Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale.
Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’Union Européenne.
Sénégalais - Photo Désirée Martin

L'AIDE INSUFFISANTE DU DÉVELOPPEMENT DES PAYS DU SUD

Nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas.
Peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement.
L’Amérique latine a reçu en 2006, 68 milliards de dollars (43,7 milliards d’euros) de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays.

Au niveau mondial, leurs transferts atteignent 300 milliards $ (193 milliards €)
qui dépassent les 104 milliards $
(67 milliards d’euros) octroyés au nom de l’aide au développement.
Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars, 0,7 milliard d’euros), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du tiers-monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières
.

Il est regrettable que le projet de «directive retour» complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d’Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains.
La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion - ou «éloignement» selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice !

    VIOLATION  DES DROITS DE L'HOMME

Tel qu’il est le projet de directive viole clairement la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.
Et en particulier l’art. 13 qui énonce :
«1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.»


Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans des centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ?

 

 

Centre de rétention

liberté de circulation ... des flux financiers

liberté de circulation des marchandises


De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ?

Où est la «liberté de circuler», la protection contre les emprisonnements arbitraires ?
Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un «Accord d’association» qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les Etats-Unis.

Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la «protection juridique», on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le jour des Travailleurs.

Je demande, dans ce cas : où est la «sécurité juridique» pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?


Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

 

Dans ces conditions, si cette directive retour devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution.
Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes

Au nom du peuple de Bolivie,
de tous mes frères du continent
et des régions du monde comme
le Maghreb et les pays de l’Afrique.

Je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la «directive retour». Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. 

J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du tiers-monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine.

Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos «politiques d’intégration» comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.


Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les «clandestins».

 

 



Occupation perpétuée en Irak
[ 5 juin, 2008 ]
Par Patrick Cockburn

L'Amérique a actuellement 151.000 soldats en Irak et, même avec les retraits prévus le mois prochain, le nombre de soldats resterait à plus de 142.000 - soit 10.000 de plus que lorsque la montée en puissance militaire a commencé en janvier 2007.
Selon les termes de ce nouveau traité, les Américains maintiendraient en fonctionnement plus de 50 bases en Irak

ricardo Sanchez

Les négociateurs américains exigent l'immunité vis-à-vis de la loi irakienne pour les soldats
et les contractants étasuniens et carte blanche pour effectuer des arrestations
et mener des activités militaires en Irak sans consulter le gouvernement de Bagdad
.
La nature précise des exigences américaines a été gardée secrète jusqu'à maintenant.

PACTE D'OCCUPATION PERMANENTE 

"C'est une terrible violation de notre souveraineté", a déclaré un politicien irakien, ajoutant que si cet accord de sécurité était signé, il délégitimerait le gouvernement à Bagdad qui serait considéré comme un pion américain.

Les Etats-Unis ont régulièrement nié vouloir des bases permanentes en Irak, mais une source irakienne a dit : "Ce n'est qu'un subterfuge politique". Washington veut aussi le contrôle de l'espace aérien irakien jusqu'à 29.000 pieds (8.832 mètres) [ l'altitude de croisière est à 30.000 pieds] et le droit de poursuivre sa "guerre contre la terreur" , attribuant aux Américains l'autorité d'arrêter tous ceux qu'ils désirent et de lancer des campagnes militaires sans consultation préalable.

M. Bush est déterminé à forcer le gouvernement irakien à signer telle quelle ce qu'il appelle une "alliance stratégique", d'ici la fin du mois prochain. Mais celle-ci est déjà condamnée par les Iraniens et beaucoup d'Arabes, comme une tentative américaine continue de dominer la région.
Ali Akbar Hashemi Rafsandjani, le puissant dirigeant iranien habituellement modéré, a déclaré hier qu'un tel accord créerait "une occupation permanente". Il a ajouté : "l'essence de cet accord est de transformer les Irakiens en esclaves des Américains".

On pense que le Premier-ministre de l'Irak, Nouri al-Maliki, est personnellement opposé aux termes de ce nouveau pacte, mais il a le sentiment que son gouvernement de coalition ne peut rester au pouvoir sans le soutien des Etats-Unis.

Cet accord risque aussi d'exacerber la guerre par procuration qui est menée entre l'Iran et les Etats-Unis pour déterminer celui qui a le plus d'influence en Irak.

Bien que les ministres irakiens aient dit qu'ils rejetteraient tout accord limitant la souveraineté de l'Irak, les observateurs politiques à Bagdad soupçonnent qu'ils finiront par le signer et qu'ils veulent simplement établir leur crédibilité en tant que défenseurs de l'indépendance de l'Irak en montrant maintenant leur refus.
Le seul Irakien qui dispose de l'autorité pour arrêter cet accord est le dirigeant spirituel de la majorité chiite, le Grand Ayatollah Ali al-Sistani. En 2003, il a forcé les Etats-Unis à accepter un référendum sur la nouvelle constitution irakienne et des élections législatives en 2005.

Les Etats-Unis sont catégoriquement opposés à ce que ce nouvel accord de sécurité soit soumis à référendum en Irak, suspectant que celui-ci serait rejeté. L'ecclésiastique chiite influent Muqtada al-Sadr a appelé ses fidèles à manifester tous les vendredis contre cet accord imminent au motif qu'il compromettrait l'indépendance de l'Irak.

Le gouvernement irakien veut retarder la signature de cet accord mais le bureau du Vice-Président Dick Cheney a essayé de faire passer en force. L'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, a passé des semaines à essayer d'obtenir que cet accord soit passé.

 

 

Ali Al Sistani

Il y a peu de chance que la signature d'un accord de sécurité, qui fournirait en parallèle une base légale pour maintenir des soldats américains en Irak, soit accepté par la plupart des Irakiens.
Mais les Kurdes, qui constituent un cinquième de la population, seront probablement favorables à une présence américaine permanente, de même que les dirigeants politiques sunnites qui veulent que les forces étasuniennes diluent le pouvoir des Chiites.
La communauté sunnite, qui a largement soutenu la guerre de guérilla contre l'occupation américaine sera probablement divisée.

Source Traduction: Questions Critiques Photos Getty Images



Entre intox et contre vérité
[8 mai, 2008 ]
Actualités sur la Guerre impériale

OPERA & JABIRU

OPERA : Avec des salaires mensuels pouvant aller de 9 000 $US à 18 000$ US le mercenaire étranger travaillant en Irak ou en Afghanistan a 20 fois moins de chance de se faire exploser par un kamikaze qu’un policier afghan qui touche, quand il le reçoit, juste de quoi acheter du pain pour nourrir sa famille.
Les centaines de millions de dollars injectés chaque année dans l’économie afghane servent à engraisser des fonctionnaires corrompus, à protéger des puits de pétrole, à enrichir des multinationales qui ont décroché des gros contrats gouvernementaux, et à armer des trafiquants de drogue et des chefs de tribu guerriers , à détruire les 650 000 tonnes qui restent d’armement que les occidentaux ont gentiment vendu à leur ami et allié Sadam Hussein.
Nous sommes bien loin du discours d’avant guerre de Collin Powell qui prêchait la lutte du bien contre le mal, le démantèlement de réseaux terroristes prêts à utiliser des armes chimiques et biologiques voire des missiles à tête nucléaire.
L’enfant irakien a deux choix : au coin de sa rue il peut se faire catapulter par une voiture piégée ou démembrer par un missile à tête chercheuse américain.

Selon toi, l’opinion publique occidentale est elle seule responsable dans cette escalade de l’horreur ?

Bombes anti-personnel

JABIRU : Le 11 septembre 2001, l’écroulement contrôlé de trois tours du World Trade Center et l’attaque contre le Pentagone ont été mis par les dirigeants américains sur le compte des Talibans. « Nous avons ouvert un nouveau front dans notre guerre contre le terrorisme » déclarait Bush junior annonçant le 7 Octobre 2001, le début de l’opération « Liberté immuable » en Afghanistan.
Elle a servi à justifier l’occupation d’un pays stratégiquement important pour l’acheminement des ressources pétrolières de la mer Caspienne. Amid Karzaï, ancien conseiller du groupe pétrolier américain Unocal, fut installé président par le biais de négociations financières et de fausses élections « démocratiques ».

Les souterrains afghans de Tora Bora, décrits dans les journaux comme des installations dignes d’un James Bond, n’étaient finalement que de simples grottes vides. Intox et propagande, mais tout cela est resté dans l’imaginaire collectif comme suffisant pour justifier une invasion et des bombardements souvent meurtriers pour une population sous le feu de la guerre depuis des décennies.

« On ne combat pas le terrorisme par le terrorisme» a déclaré le Président Hugo Chavez lorsque les avions de guerre US écrasèrent sous leurs bombes des milliers de civils afghans, après les attentats du 11 septembre. Il exprimait l’opinion des gens qui ont compris que la « guerre contre le terrorisme » était en réalité une croisade impériale pour la domination: le "Djihad" dément de Bush contre la "terreur mondiale" .

 

 

En Octobre 2002 la chambre des représentants des Etats-Unis autorisait le recours à la force contre l’Irak y compris sans l’aval du conseil de sécurité des Nations Unies. Février 2003 l’opinion publique occidentale manifeste contre la menace de guerre. Des millions de personnes défilent dans plus de 600 villes du monde.
Mars 2003, invasion militaire en Irak avec une force de 130 000 américains et 22 000 britanniques. Bush prononce l’achèvement de la guerre (sic) le 1er Mai 2003. A cette date le baril de pétrole est à 25 dollars ; aujourd'hui il atteint 125 US dollars ! En soufflant sur le feu, la CIA a dispersé les braises et attisé la flambée du coût du pétrole.
De fait une guerre multiforme se poursuit. Elle combine résistance à l’occupant et guerre civile entre les composantes sunnites, chiites et kurdes. Il serait dénombré 150 000 morts civils irakiens , deux millions de réfugiés en exode principalement en Syrie et Jordanie plus trois millions de déplacés dans le pays qui compte 26 millions d’habitants. Exode, chaos et catastrophe humanitaire. Du côté de la coalition occidentale: 4.360 morts, 36 000 blessés plus les syndromes post-traumatiques engendrés par le stress de la guerre.

Joseph Stiglitz

Une Guerre
à 3.000 Milliards de $

L’équipe Bush a non seulement abusé l’opinion sur les coûts éventuels de la guerre, mais elle a également cherché à les occulter durant le déroulement de celle-ci. 
Cela n’est guère surprenant. Après tout, l’administration Bush a menti sur le reste, depuis les armes de destruction massive de Saddam Hussein jusqu’à son lien supposé avec Al-Qaida. De fait, c’est uniquement après l’invasion que l’Irak est devenu un terrain de prédilection pour les terroristes.
L’administration Bush affirmait que la guerre coûterait 50 milliards de dollars. En fait, les États-Unis consacrent désormais cette somme à la guerre d’Irak tous les trois mois.
Le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, estime que la guerre en Irak va coûter, au minimum aux Etats-uniens, 3 000 milliards de dollars.

Il affirme : " Le coût des opérations militaires américaines - sans prendre en compte les dépenses à long terme comme les soins aux vétérans - dépasse déjà le coût de la guerre du Viêt Nam, longue de 12 ans.Tandis que 15 millions d'américains n'ont pas d'Assurance sociale pour leur santé !

La guerre est mauvaise pour l'économie. D'abord, parce que l'argent investi dans ce conflit n'est pas utilisé pour soutenir l'activité des Etats-Unis. Ensuite, ces dépenses ont fait grimper le prix du pétrole. Il n'y a pas de hasard. Avant l'intervention américaine en 2003, les projections tablaient sur un baril à 25 dollars pendant une décennie. Mais la guerre a remis en cause tous ces calculs, y compris ceux des pays producteurs.

Pour soutenir l'économie face au coût de la guerre, la Banque centrale américaine a inondé les marchés d'argent frais et s'est montrée laxiste vis-à-vis des établissements financiers. A court terme, cela a fonctionné. Mais cela a encouragé les banques à distribuer des crédits immobiliers, les subprimes, à des ménages fragiles aujourd'hui incapables de rembourser. George Bush a dit: Cela n'est pas lié à la guerre, c'est de l'immobilier. Une phrase idiote
!
De nombreux banquiers redoutent que les autorités américaines ne leur imposent davantage de règles. Ils tentent donc de faire croire à des scénarios optimistes. Et les Banques centrales essayent de se montrer sereines pour éviter de déprimer davantage les gens. Mais les meilleures estimations suggèrent que les prix de l'immobilier devraient encore reculer de 30 à 50%.
Je reste très pessimiste
"
dit le prix Nobel d'économie.


OPERA : La peur cultivée chez nos citoyens et l’angoisse cathodique, voilà deux armes de destruction massive indolores et inodores. L’autre, l’inconnu est un barbare. Notre inconscient collectif en est définitivement hanté. C’est une vérité presqu’absolue. Au prix du sacrifice de milliers d’enfants innocents et de personnes qui n’ont strictement rien demandé, ceux qui ont commis les attentats du 11 Septembre 2001, devaient payer.
Nous vivons dans une époque de justification d’attaques et de guerres. D’un côté les grandes organisations terroristes prennent de jeunes arabes, pauvres de préférence et sans aucun avenir, à qui elles bourrent le crâne de propagandes anti-occident, contre les infidèles mangeurs de cochons que nous sommes. De l’autre côté, en Occident, la haine contre l’islam et la peur du terrorisme sont vivement encouragées.
Sans tomber dans le piège de la théorie du complot ( au sommet du baobab nous sommes bien trop sérieux pour cela), c’est à se demander si Al Qaeda n’est pas une justification pour l’Occident et vice versa. Ben Laden était bien notre ami pour repousser le fléau rouge d’Afghanistan. Des combattants islamistes reviennent en Europe ou dans leur pays d’origine désabusés car la guerre en Irak n’est pas si sainte. Al Qaeda ne cherche qu’à étendre son influence pour voir un jour tomber toute l’aristocratie saoudienne jugée beaucoup trop corrompue et à la solde des américains.

L’Histoire contemporaine est-elle impartiale ou est-elle plus obscure que l’Inquisition, avons-nous la possibilité de comprendre le monde extérieur, et que voit l’œil du Jabiru ?

vétéran Guerre d'Irak

JABIRU : La guerre américaine au Vietnam s’est achevée par la défaite de l'Oncle Sam en 1975.
Il n'y a pas d'obscurité pour qui se souvient que De Gaulle déclarait le 1er Septembre 1966 à Phnom Penh : «S'il est invraisemblable que l'appareil guerrier américain vienne à être anéanti sur place, il n'y a, d'autre part, aucune chance pour que les peuples de l'Asie se soumettent à la loi de l'étranger venu de l'autre rive du Pacifique, quelles que puissent être ses intentions et si puissantes que soient ses armes ».
Remplaçons « Asie » par « Moyen Orient » et souhaitons que l’opinion publique américaine prenne conscience de l’échec de l’escalade impériale militaire des dirigeants de son pays. 
Les deux prétendants démocrates à la Maison Blanche, Barack Obama et Hillary Clinton, ont promis de retirer les soldats américains d'Irak à partir de 2009. Le républicain McCain envisage "une présence militaire" américaine en Irak au début de 2013", fin de son éventuel premier mandat à la Maison Blanche , mais "plus petite" qu'actuellement et les soldats américains "ne seront pas directement engagés dans des opérations de combat". A ce jour, 158 000 soldats américains sont en Mésopotamie.

Comme dit Robert Fisk (un des rares journalistes à faire autorité sur le Proche Orient) au sujet de l’Irak inondé de sang : « La seule leçon que nous ayons jamais apprise est que nous n'apprenons jamais "

   

OPERA : Le Pakistan a sa Benazir Buto, l’Inde a son Ghandi, l’Afrique du sud a son Mandela, les Etats-Unis ont leur Martin Luther King. Chaque grand combat mérite son héros.

En revanche la Martinique peut se targuer d’avoir son Aimé Césaire qui a su donner sa dignité poétique au nègre qui en échange, ingrat comme il est, répond qu’il n’en a strictement rien à foutre puisqu’il subit à lui tout seul toutes les pires calamités possibles et imaginables ( pauvreté , illettrisme, racisme, sida, famine, génocide,….) dans l’indifférence générale. Pour le bamboula moyen c’est plutôt «fuite du pays natal ».

Dominique Strauss-Khan a laissé couler quelques larmes de crocodile, et a fait un véritable cours d’économie à propos des émeutes de la faim qui se sont déroulées en Haïti et en Afrique, mais a omis de préciser que le FMI qu’il préside s’est toujours battu contre les subventions qui devaient être accordées à l’agriculture africaine.

Les prêts accordés par la Banque Mondiale aux dirigeants africains servent à acheter des mines anti-personnels, de l’armement US, de l’AK47 en contrebande, des machettes….. , c’est bien plus rentable, retour garanti sur investissement.

La misère du monde balancée à l’état brut, sans réflexion, ne nous rend elle pas heureux ?

JABIRU : Tu as raison, ta lucidité et ton humour ironique constituent hélas le constat de l’impuissance des citoyens lucides qui aspirent à vivre sans violence sur notre Terre-Patrie dans un monde harmonieux de fraternité et de paix.

Une utopie dont la sophistication des forces militaro-industrielles nous éloignent chaque jour d’avantage depuis l'utilisation criminelle des premières bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 (110 000 victimes civiles instantanées).

Nous parlons des atrocités et des manipulations commises par les néo-
conservateurs des Etats unis, sans confondre le peuple américain et l'administration américaine. L’un est naif et/ou mal informé, l’ autre est un vrai poison pour l’humanité.
Il faut toujours faire la différence entre les peuples et leurs gouvernants. Les Américains en tant que peuple ne sont pas pire que les Français ( ni meilleurs ), il sont comme nous, dans une démocratie “piratée” par des intérêts financiers mondiaux…
Une région déstabilisée et un crédit réduit presque à néant : le bilan des deux mandats de George W. Bush pour le Proche et le Moyen-Orient, se résume par l'héritage d'un fiasco magistral.

 

 

 

 

 




Crise alimentaire et biocarburant$
[ 29 avril, 2008 ]


Jean Ziegler plaide
pour un moratoire
sur les biocarburants

La ruée sur les biocarburants
fait monter le prix des aliments

Réfugiés de la faim

 

 

 

Le Sociologue suisse Jean Ziegler a proposé, le 28 avril 2oo8, un moratoire de cinq ans sur les biocarburants. Il faut, selon lui, briser la spéculation afin de maîtriser l’envolée des prix des produits alimentaires. Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Jean Ziegler précise que dans l’espace d’un an, le prix du blé a augmenté de 130%, le prix du riz de 74%, le prix du soja de 87%, et celui du maïs de 53%.

La transformation massive d’aliments en biocarburants est la principale cause de cette crise alimentaire qui frappe notamment les pays en développement, estime Ziegler. « Sur 2 milliards de tonnes de céréales produites, 500 millions sont contrôlées totalement par Cargill ».

« 2,2 milliards de personnes, soit le tiers de l’humanité, vivent dans l’extrême pauvreté ou en-dessous du minimum vital, et ne peuvent pas payer ces prix sur le long terme ». Le Sociologue suisse assimile à du « terrorisme » l’application dans les pays pauvres, par les institutions financières internationales, du Programme d’ajustement structurel.

Il a vertement critiqué le Fond monétaire international , qui a imposé la « plantation » de produits destinés à l’exportation, précipitant ainsi le déclin de l’agriculture de subsistance.
« La création de plantations pour la production de biocarburants est susceptible de créer de nouveaux emplois dans les zones rurales, essentiellement pour les travailleurs agricoles peu qualifiés, de plus en plus employés à titre saisonnier ou journalier », a souligné récemment l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Ils n'ont qu'à manger de l'éthanol

La Fao a toutefois insisté sur la nécessité d’approfondir les recherches et les données sur les effets socio-économiques de la production de biocarburants liquides sur les hommes et les femmes. Par ailleurs, Jean Ziegler souhaite, dans le cadre de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, l’application des mesures antipollution plus draconiennes à l’encontre des fabricants de voiture.



Le baril de pétrole à 150 $ ?
[ (27 avril, 2008 )]

La flambée des prix du pétrole va se poursuivre: le baril de brut pourrait valoir entre 120 et 150 dollars d'ici l'automne, avancent désormais les analystes, contraints de relever précipitamment leurs prévisions du début d'année.

"En début d'année, nous avions estimé que le prix du pétrole allait retomber en 2008 et avancions les 80 dollars comme prix moyen", explique Antoine Halff, stratège chez le courtier Newedge Group. Mais "face à l'évolution de l'environnement des marchés pétroliers, nous sommes en train de revoir nettement à la hausse ce prix", ajoute-t-il.

Comme Antoine Halff, nombre d'analystes ont revu leur copie et tablent sur un prix compris entre 120 et 150 dollars le baril pour l'automne.Après avoir dépassé successivement les 100, 110 et 115 dollars, le baril de pétrole s'échange à plus de 119 dollars, soit une progression de 86% par rapport à son niveau il y a un an. "A ce stade de la hausse des prix, le pétrole sera à 150 dollars à l'automne", prédit Douglas McIntyre, stratège chez 24/7 Wall Street.com.

Pour John Kilduff (MF Global), "les 120 dollars ne sont plus qu'une borne quelconque dans la marche inexorable du pétrole vers de nouveaux sommets".

La croissance de la demande énergétique dans les pays émergents, dont les économies sont en plein essor, et au sein même des pays producteurs, ainsi que la baisse de la production dans les pays n'appartenant pas à l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole)ont fini par avoir raison de la prudence des analystes.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la consommation mondiale d'hydrocarbures devrait augmenter de 2% en 2008. La Chine, deuxième consommateur mondial après les Etats-Unis, ainsi que l'Inde et le Moyen-Orient vont par exemple consommer bientôt plus de pétrole que les Etats-Unis, ce qui serait une première, selon l'AIE.

Cette hausse de la consommation des pays émergents, évaluée à 4,4%, compenserait ainsi la baisse de 2% de la demande énergétique annoncée aux Etats-Unis en raison du ralentissement économique. Historiquement, les récessions aux Etats-Unis ont conduit à une baisse des prix. Le prix du pétrole a chuté de 26% à 19,84 dollars le baril à New York en 2001, après l'éclatement de la "bulle" des valeurs internet.

Mais "la récession économique est un élément secondaire pour les marchés pétroliers, car l'offre ne monte pas, alors que la demande reste robuste", relève Jeff Rubin, chef économiste chez CIBC World Markets, le premier à avoir prédit le baril d'or noir au-dessus des 100 dollars en 2008.

Tout en maintenant inchangée sa prévision de demande, l'Opep refuse de pomper plus et les projections de production des pays n'appartenant pas au cartel, dont le Mexique et la Russie, ont par exemple été largement révisées à la baisse."Quand la demande énergétique reste robuste, la réponse de l'offre (...) est décevante", souligne Phil Flynn (Alaron Trading). "A la fin, le pétrole n'a plus d'autre choix que de monter", estime M. Flynn, estimant que le pétrole pourrait ainsi se renchérir de 20 dollars cet été, période des grands déplacements en voiture ("driving season") aux Etats-Unis.

Pour Douglas McIntyre, "les Américains ne peuvent pas aller travailler à pied, ou aller à l'école à pied ou faire des courses à pied".

Devenu un placement alternatif très recherché par les investisseurs, le pétrole voit également son ascension soutenue par la ruée des fonds spéculatifs vers les marchés des matières premières, en raison du plongeon du dollar.Tombée à 1,60 dollar pour un euro, la monnaie américaine rend moins chères les matières premières libellées en dollar, qui deviennent de ce fait un placement à l'épreuve de l'inflation. Plus de 4 milliards de dollars ont été investis dans les matières premières au premier trimestre 2008, soit trois fois plus que par rapport au dernier trimestre 2007, selon l'agence de notation financière Standard and Poor's. (source AFP)

 


 

L’or noir dans un monde
de brut

 

 

 

 

 

Sur le contrôle du pétrole irakien

 

 

 

 

 

Happy new year 2oo8. Le baril de pétrole qui était à 40 $ au 1er janvier 2oo0, vient de dépasser le seuil des 100 dollars huit ans plus tard. Lors de la crise pétrolière de 1973 il avait grimpé à 10 $ le baril.

Normal : les réserves d’or noir s’épuisent. Ce qui est rare est cher et la valeur du dollar chute face à l’euro. C’est normal : les réserves d’or noir s’épuisent. Ce qui est rare est cher.

Lors de la crise de 1929, l’endettement des Etats Unis atteignait 130 % du produit national. Aujourd’hui il atteint plus de 230 % soit 39 000 milliards de dollars. Cette dette ne sera jamais remboursée. Pour éviter la faillite, le système financier doit emprunter 2 milliards de dollars par jour ! Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz dit que le capitalisme perd la tête et l’ancien premier ministre Michel Rocard s’interroge crise mondiale pour demain ?

Le pétrole, du latin petra pierre et oleum huile est une roche liquide carbonée, une huile minérale de couleur noir. Cette énergie fossile est l’un des piliers de la civilisation contemporaine. Seule une infime partie de la matière organique formée au cours des ères géologiques s’est transformée en énergie fossile. Ces précieuses ressources sont réparties de manière très disparate dans le monde, il n’y en pas assez sous le sol de l’Amérique du Nord, ce qui provoque une guerre impériale pour son contrôle, ce pays étant le mieux armé.

Parmi les faits géo-stratégiques importants survenus en 2oo7 , concernant le contrôle du gaz, tandis que les Usa financent leur guerre en Irak. La Russie et l’Iran resserrent le nœud coulant énergétique

 

Notre village planétaire consomme 30 milliards de barils par an. Un baril de pétrole équivaut à 159 litres et nous consommons chaque jour 85 millions de barils, soit 13 milliards de litres par an. Soit l’équivalent d’un gisement géant. S’il existe une véritable folie des hommes, elle tient à leur aveuglement. Pour ne rien arranger, les chiffres concernant l’ampleur réelle des réserves sont délibérément falsifiés.

Les enfants du pétrole ont tendance à oublier combien cette période est brève. Il y a moins de cinquante ans, les trois quarts de l’énergie du monde provenaient du charbon et 16 % seulement du pétrole.En 1950, le charbon en fournissait encore 60 %. C’est dans les deux décennies qui ont suivi que le pétrole a pris son élan pour dépasser le charbon en 1967, à 5 dollars le baril.


Les chiffres concernant l’ampleur des réserves pétrolières mondiales sont faux. Tous les producteurs exagèrent le niveau de leurs réserves, accroissant ainsi leur influence et leur poids financiers. Les compagnies pétrolières, en faisant de même, envoient un message rassurant à leurs investisseurs quant à leur profitabilité. Les gouvernements des Etats consommateurs, en fermant les yeux, évitent l’impopularité. De plus, le prix payé par les consommateurs constitue un transfert de richesses pour les Etats, à travers les taxes. En France, leur montant sur le pétrole, si on ajoute la TVA, dépasse 75 % du prix à la pompe.

Dans son excellente enquête sur “La face cachée du pétrole” ( Ed. Plon) le grand reporter Eric Laurent révèle :

En examinant attentivement les chiffres publiés officiellement sur les réserves prouvées, j’ai fait une première découverte : les réserves totales des pays de l’OPEP ont connu une croissance vertigineuse de plus de 65 %, passant de 467,3 milliards de barils en 1982 à 771,9 milliards en 1991. Sans qu’aucune découverte d’importance ne justifie cette hausse de plus de 300 milliards de barils.

Cette augmentation coïncide avec un nouveau système de quotas mis en application en 1986 par l’OPEP. Grâce à lui, les réserves prouvées de l’Arabie Saoudite passent de 169 à 260 milliards de barils, tandis que celles du Koweït augmentent de près de 50 %. Pour l’émirat d’Abu Dhabi, les 30 milliards de barils déclarés en 1985 se transforment en 92 milliards en 1988. Quant à l’Irak, les 49 milliards de barils de 1985 deviennent 100 milliards en 1988. Par un simple jeu d’écriture, un artifice comptable sans rapport avec la réalité, les pays de l’OPEP trouvent ainsi le moyen d’augmenter leurs revenus en exportant plus.

Selon le géologue Colin Campbell qui a travaillé pour Texaco, BP et Aramco, 46 % des ressources actuelles déclarées par les principaux pays de l’OPEP sont “douteuses” sinon “fausses”. Et face à cette réalité, les gouvernements sont, selon lui, pathétiquement mal informés et mal préparés. Eric Laurent, écrivain et grand reporter.

La falsification des données officielles sur les réserves de pétrole encore disponibles est générale et systématique. Coup de baguette magique sur les réserves , car si les chiffres réels étaient connus, ce serait la panique sur les marchés financiers.

La montée du prix du baril au seuil symbolique de 100$ découle d’un effet ciseau: Tarissement des réserves disponibles qui coïncide avec un accroissement sans précédent de la consommation, notamment en provenance de la Chine et de l’Inde. Chaque jour, pour un baril de découvert, six barils sont consommés.

La civilisation du pétrole s’achève dans vingt cinq ans, avec un double épuisement . Gaïa respire, comme nous l’enseigne James Lovelock . La combustion de l’or noir dégage le dioxyde de carbonne qui troue la couche d’ozone à 30 km dans le ciel du Bon Dieu, qui l’a mis là pour nous protéger de la puissance solaire. Le trou est dans l’axe de rotation du globe, au dessus des pôles, la banquise fond sous l’oeil photographique des satellites géo-stationnaires.



 

 

TERRE PATRIE
 

Notre Village planétaire
seule masse sphérique habitée dans le système solaire
globe tourne en journée de 24 heures
boucle annuellement l'orbite solaire en 365,25 jour
à la vitesse de108 000 km/h.
Sur cette Arche de Noé, la création initiale a évolué
au fil des millions d'années.
Rien de neuf sous le soleil
sinon un trou au milieu de la couche d'ozone
qui pertube notre niche écologique.
Nous n'héritons pas de planète, nous l'empruntons à nos enfants
 

Terre Patrie

Si on pouvait réduire la population de la Terre à un village d’exactement 100 personnes

en conservant tous les ratios humains, le village planétaire se compose ainsi

60 Asiatiques (dont 20 Chinois et 17 Indiens),
14 Américains (Nord et Sud)
13 Africains~12 Européens ~ un demi-Océanien

52 femmes et 48 hommes

70 non-blancs et 30 blancs
70 non chrétiens et 30 chrétiens

48 vivent dans le village, 52 sont éparpillés dans la campagne

6 personnes possèdent 59 % de la richesse mondiale, les 6 sont aux USA
50 habitants du village vivent avec 2 dollars par jour et 25 vivent avec 1$ / jour

15 produisent plus de la moitié des rejets de CO2 du village
25 consomment trois quarts de l’énergie totale

les 75 autres consomment eux, le dernier quart de l’énergie
17 n’ont ni services médicaux, ni abri adéquat, ni eau potable

50 souffrent de malnutrition
70 sont analphabètes
80 personnes vivent dans un logement de mauvaise qualité

20 contrôlent 86 % du PNB et 74 % des lignes téléphoniques
11 hab utilisent une voiture et sans doute 20 d’ici 20 ans
9 ont accès à l’internet

1 seulement à le niveau d’étude universitaire

Ce village comptera 133 habitants en 2025.
(Source Phillip Harter- Université de Stanford)

 





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