Le village du Quartier d'Orléans est classé
comme Zone Urbaine Sensible dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale
( CUCS ) qui pour la période 2oo7 - 2o12, va succèder
au Contrat Ville 2ooo-2oo6.
Ce Contrat ville a t'il été
efficace pour la population de St Martin ? Son pilotage, avant
que la partie française évolue vers le nouveau statut
de Collectivité d'Outre-Mer n'a pas été satisfaisant,
car pour l'observateur attentif, il a manqué un "pilote
dans l'avion" capable d'impulser les 5 axes prioritaires,
à savoir :
1- l'insertion
professionnelle à destination des publics les plus éloignés
de l'emploi par le recours au Plan local d'insertion
par l'emploi (PLIE), effort de formation professionnelle, mise
en place de formation en alternance, accompagnement des initiatives
des jeunes, favoriser l'insertion par l'économie
2- L'intégration
des populations en difficulté par le soutien scoliare
et péri-scolaire dans le cadre d'un Contrat Educatif local
, soutien des associations des communautés immigrées,
alphabétisation et acquisition du français, structures
d'accueil pour les personnes marginalisées, accès
des personnes handicapées aux équipements etservices,
favoriser l'accès aux droits.
3- Offre de services
et animation sociale des quartiers avec le soutien à
la vie associative, la création de fonds locaux associatifs,
développement des pratiques culturelles et sportives de
proximité pour la jeunesse, améliorer la présence
des services publics dans les quartiers, permettre l'accèès
de tous aux dispositifs de santé
4- L'habitat et la
réhabilitation urbaine par les opérations de Réhabilitation
de l'Habitat Insalubre (RHI) . Sur cet axe là,
le Quartier d'Orléans a fait l'objet de réalisations
effectives, mais le renforcement de la vie sociale n'a pas été
effectivement entrepris
5-Lutte contre l'insécurité,
la délinquance et la toxicomanie, pour laquelle
l'indispensable volet de la prévention est resté
léthargique. A Quartier d'Orléans, l'association
Apais ( Association de Prévention et d'Assistance à
l'Insertion Sociale) principalement financée par le Conseil
Général, qui intervenait sur le terrain préventif
avec des éducateurs spécialisé. Elle a femé
en Décembre 2oo5, au terme d'une crise profonde.

Le Contrat ville avait donné
lieu à une excellente évaluation de mi-parcours
en Février 2oo4, par le socio-urbaniste JF Marrens, bon
connaisseur du tissu social local . Celui-ci a été
évincé de l'audit final dans des conditions
abusives, privant notre collectivité d'un
oeil averti et compétent.
L'évaluation finale
a été diligentée par le cabinet Argos-Amedecom
qui indique que 306 actions ont été financés
pour un coût total de 6,8 millions d'Euros, dont 32% à
la charge de l'Etat. Cet audit est très généraliste
dans ses propos et beaucoup moins concret que l'évaluation
de mi-parcours.
Il constate que "le
fonctionnement du Contrat ville a présenté des limites
fortes qu'il s'agira de traiter dans le cadre du contrat urbain
de cohésion soiciale" précisant qu'il
a fonctionné " comme un guichet pour un certain
nombre d'actions individuelles pas suffisament inscrites dans
un projet global. Ce fut le cas notamment dans le volet animation
culturelle et sportives des quartiers, où les actions financées
ne sont pas suffisamment isncrites dans une stratégie.
Il faudra donc veiller à ce que le prochain contrat urbain
de cohésion sociale (CUCS) soit plus stratégique
et pragmatique à la fois"
De ce point de vue, et en
lien étroit avec notre sujet, ce rapport d'évaluation
précise que " les projets structurants ont du
mal à aboutir. Le cas des maisons de quartier est révélateur
de cette situation. Le seul projet en voie d'aboutissement, celui
de Quartier d'Orléans, est avant tout un équipement
dont le cadre de fonctionnement n'est pas réellement défini,
alors que le contrat de ville aurait dû permettre une réflexion
globale sur l'utilité d'un tel projet en relation avec
tous les partenaires. Le contrat ville a donc été
avant tout une mécanique de gestion financière,
mais n'a pas été le cadre d'une stratégie
d'action territoriale de la politique de la ville"
Autres remarques utiles
pointées par cet Audit d'Evaluation : "le
fonctionnement du comité de pilotage est resté formel,
absence de réels moments de diagnostic, ce qui est préjudiciable
à l'efficacité des actions et n'a pas permis de
faire émerger de véritables projets nouveaux...
Cette caractéristique implique que le contrat ville n'a
pas réellement permis de travailler sur les problématiques
de l'intégration sociale et interculturelle dans un contexte
marqué par la pluri-ethinicité et le multiculturel...
On peut se demander pourquoi des opérateurs
d'insertion par l'activité économique n'émergent
pas au regard des besoins tant en aménagement qu'en emploi.
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Document
Officiel sous format Pdf
CONTRAT URBAIN DE COHÉSION
SOCIALE
DE SAINT MARTIN [ 2007-2012]

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